Et Narinai Abgaryan écrivit un très joli livre

Coucou, cette semaine je vous parle du deuxième livre de Narinai Abgaryan, « Et du ciel tombèrent trois pommes ».

Marinai Abgaryan est née en 1971 dans le nord-est de l’Arménie soviétique. Elle a été révélée en 2010 par la sortie de son livre autobiographique « Manounia ».

Le titre de son dernier livre « Et du ciel tombèrent trois pommes » vient d’un vieux proverbe que l’on retrouve dans le livre : « Du ciel sont tombées trois pommes : la première à celui qui a conté, la deuxième à celui qui a écouté, la troisième à celui qui a compris ».

Le point de départ est un petit village isolé au sommet d’une montagne Arménienne dont les habitants ont vécus d’immenses moments de bonheur comme de très dures épreuves. Abgaryan découpe son roman en quatre parties retraçant chacune l’histoire de personnages du village. On y croise des personnages attachant qui ont vécu le pire mais qui continuent à vivre, à sourire et à aimer. On se confronte à la rudesse de la vie dans les montagnes, de l’importance des coutumes, aux croyances, aux mythes et à la superstition.

Attention je suis ici très clairement sortie de ma zone de confort, c’est un livre sur lequel je ne me serais peut-être pas arrêtée mais les très bonnes critiques que j’en avais lu m’ont convaincu de me lancer.

Certes, nous sommes en Arménie, certes, l’univers des personnages est très loin du notre mais l’histoire que nous raconte Abgaryan a un petit quelque chose d’universel. La vie n’a pas épargné Anatolia, première héroïne du livre (oui c’est une héroïne), et ses voisins, ils ont connus la guerre et la famine, ils ont perdu des enfants, des frères, des parents mais l’amour et les liens qui unissent chacun des habitants du petit village leur donne la force de continuer à vivre.

Pour supporter l’horreur ils créent un monde enchanteur, peuplé de souvenirs, un monde dans lequel les défunts reviennent guider les vivants et dans lequel les rêves sont prémonitoires.

« Et du ciel tombèrent trois pommes » est un livre doux et émouvant que l’on peut mettre en toutes les mains.

Ma phrase préférée : « Ma vie est constituée de photos souvenirs : les unes fanent et disparaissent avec le temps, les autres ne s’atténuent ni avec le temps, ni avec  la distance ».

 

1 Comment

  1. Martine says: Répondre

    Beaucoup de mal à me laisser emporter dans cet univers et je dois avouer que je n’ai pas pu le finir.

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