Jean Hegland – Dans la forêt : vivre ou survivre

Coucou, cette semaine j’ai lu « Dans la forêt » de Jean Hegland.

J’ai un problème… je ne sais pas trop quoi dire sur ce livre qui a soulevé l’enthousiasme des foules et qui me laisse, pourtant, très partagée.

Commençons par le commencement :

« Dans la forêt » c’est l’histoire de deux jeunes soeurs qui doivent apprendre à survivre  dans la maison familliale alors que le monde autour d’elles est en train de s’éteindre. L’ainée rêvait de devenir ballerine, et la plus jeune d’entrer à Harvard. Voici le thème majeur du livre que l’auteur ne lâche pas tout au long des 300 pages qui compose ce roman.

Les soeurs avaient une vie confortable, des parents aimants et un avenir tout tracé, mais la maladie est arrivée, emportant leur mère, puis les coupures de courant, les magasins qui se vident, les voisins qui fuient et enfin, la solitude. La survie.

 

Jean Hegland n’est pas du genre à en faire des caisses sur une épidémie, elle ne décrit pas les mouvements de foules cherchant à fuir ou dévalisant les magasins. Non. Jean hegland, nous tient prisonniers de cette petite maison perdu au milieu de la forêt. Ses personnages principaux ne sont pas tout à fait des battantes, elles sont toujours dans une posture d’attente, et même si elles apprennent à se débrouiller, elle reste toujours dans la peur de la confrontation et rejette toute forme de contact avec d’autres personnes. L’auteur fait découvrir au lecteur les liens très spéciaux qui unissent les deux jeunes femmes, elle parle de la dualité que peut impliquer le fait de devoir vivre en  autarcie, entre amour, déception et colère (elle va même peut-être un peu trop loin à un certain moment…).

Apprendre à survivre dans un nouveau monde avec les soeurs aurait pu être une très bonne idée mais les pages défilent et l’ennui fini par gagner le lecteur. La première partie a un côté un peu puéril et les tergiversations de la plus jeune, Nell, concernant son amour secret sont fatigantes. Nos protagonistes sont prêtes à boire de l’eau chaude alors qu’il n’y a plus de thé mais ne cherchent aucune solution pour trouver de quoi faire une tisane alors qu’une forêt luxuriante borde leur maison et quelles sont censées l’avoir arpentée jour et nuit.

Si j’ai trouvé l’histoire relativement inintéressante c’est le message que Jean Hegland a voulu passer qui trouve un écho en moi. Nous considérons tous notre confort comme naturel et ne prenons pas le temps de savourer la chance que nous avons d’avoir un toit sur notre tête. Nous gaspillons sans penser qu’un jour, peut-être, toutes nos ressources auront été épuisées. La nature, qui est le personnage secondaire du roman est en réalité le plus intéressant et c’est celui dont elle parle le mieux.

Bref un bilan en demi teinte pour ce Gallmeister qui, jusqu’à présent, ne m’avait jamais déçue !

Ma phrase préférée : « Je rêve de me laisser aller, d’oublier, de ne me préoccuper de rien. Je veux vivre avec abandon, avec la grâce insouciante du consommateur au lieu de m’accrocher comme une vieille paysanne qui se tracasse pour des miettes. »

Si le livre vous intéresse, voici le lien :

2 Comment

  1. Un bilan en bilan en demi teinte pour moi aussi. Rare qu’un Gallmeister ne soit pas un coup de coeur. Ça change!

    1. DesLivresEtNous says: Répondre

      Ha merci, je me sens moins seule !

Laisser un commentaire