Stephen King – « Fin de ronde » : The final countdown

Coucou, cette semaine j’ai lu « Fin de ronde », dernier tome de la trilogie autour de Bill Hodges et du monstrueux tueur à la Mercedes.

Tout avait commencé avec « Mr Mercedes ». Un chauffeur fou fonce sur la foule tuant huit personnes et laissant de nombreux blessés. Bill Hodges, flic à la retraite proche de la dépression se lance à la poursuite du mystérieux tueur.

Dans « Carnets noirs », le père de la famille Saubers, victime du tueur à la Mercedes a du mal à joindre les deux bouts. Le fils ainé trouve des carnets Moleskine et des enveloppes bourrées d’argent qui vont aider la famille à s’en sortir mais, évidemment, la situation toune mal.

Dans ce troisième et dernier tome, on retrouve le très vilain Brady Hartsfield, condamné à regarder par la fenêtre de sa chambre à l’hôpital. On le croyait neutralisé, transformé en légume mais voila que les infirmières le soupçonne de pouvoir ouvrir et fermer les robinets…. par la pensée. Le traumatisme qu’il a subit lui aurait alors permis de découvrir en lui des pouvoirs extraordinaires. Bill Hodges n’est pas dupe, il sent bien que Brady joue la comédie, il décide donc de tout mettre en oeuvre pour se débarrasser du tueur une bonne fois pour toute quitte à y laisser sa propre vie.

A la lecture de la première page d’un king la sensation est toujours la même… Un soulagement, un sentiment de bien être, une impression de revoir un vieil ami qui nous avait terriblement manqué. L’auteur est prolifique mais réussi toujours à proposer un objet de qualité tant au niveau de la forme que du fond. Son écriture est toujours fluide et juste, il décrit  les lieux et les personnages de manière subtile et approfondie permettant au lecteur d’entrer corps et âme dans l’histoire qu’il propose. Ce ne sont plus des mots  mais des images qui défilent dans nos têtes. Pas de doute, cet homme à un don.

Certains ont été dérangés par l’ajout de l’aspect fantastique intégré dans ce qui devait être un simple roman noir comme si l’écrivain devait inexorablement tomber dans ses vieux travers. D’autres pensent qu’il n’est pas allé assez loin dans le surnaturel. Je dirai simplement que Stephen King à des thèmes qui lui sont chers et qu’il maitrise très bien, alors pourquoi bouder son plaisir? Dans « Charlie » il était déjà question de télékinésie et ce livre est l’un des meilleurs qu’il a pu écrire. Il sait encrer comme personne le fantastique dans le commun et on y croit. On ne se retrouve pas dans un monde « magique » mais dans un monde qui pourrait être possible et c’est ce qui fait peur.

Les thèmes qu’il aborde dans ce dernier opus touchent tout le monde. Brady est un meurtrier de masse qui se sert des modes de communication modernes pour toucher un maximum de personnes. Il pointe du doigt la fragilité des adolescents face au pouvoir des réseaux sociaux, il parle du mal être que l’on peut ressentir et de la facilité avec laquelle une personne mal intentionnée peut tout faire basculer.

« Fin de ronde » ne restera peut-être pas dans les mémoires comme une de ses oeuvres majeures mais il est une des pièces du puzzle permettant de faire de Stephen King un des plus grands auteurs de notre époque.

Ma phrase préférée :

« Trop tard arrive toujours trop tôt. »

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