Federico Mastrogiovanni – « Ni vivants ni morts » : Quand la vérité dépasse la fiction

Coucou,

On y est, c’est le grand départ pour le Mexique, alors, pour me mettre dans le bain j’ai commencé mes lectures en rapport avec le pays.

J’ai peut-être commencé un peu fort puique j’ai lu « Ni vivants ni morts » de Federico Mastrogiovanni, un livre reportage sur les personnes qui disparaissent au Mexique. Le Yucatàn doit être très peu touché par ce phénomène mais si l’on regarde le nombre de victimes, il s’agit d’une véritable hécatombe. Un livre d’autant plus glaçant qu’il ne s’agit pas d’un polar, ce n’est pas un cauchemard dont on peut se réveiller, non, il s’agit de la réalitée, crue.

Afin de bien mettre les choses en place, il nous est expliqué dans la préface qui est Federico Mastrogiovanni, et on sent tout de suite que le document que l’on a entre les mains doit bousculer les consciences.

Depuis une dizaine d’années on ne compte pas moins de 30.000 disparus dans tout le Mexique. Des disparus qui ont une famille et des amis qui attendent leur retour sans avoir la certitude qu’ils sont encore vivants.

Le 26 septembre 2014, 43 étudiants ont disparus dans la ville d’Iguala alors qu’ils allaient manifester contre  des pratiques du gouvernement Mexicain. Ils auraient été enlevés par des policiers verreux et remis au cartel « Guerreros Unidos » qui les ont assassinés et jeté dans une décharge. La vérité semble plus floue, un rapport dénonce la participation de la police fédérale et de l’armée.

Ces « disparitions forcées » peuvent toucher tout le monde, on enlève des paysans pour favoriser l’installation de grands groupes à la recherche de gaz de schiste,  on met en garde à vue des adolescents qui se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment et on prive de liberté des migrants en faisant d’eux des esclaves aux services des cartels.

Federico Mastrogiovanni a silloné les routes Mexicaines pour nous livrer les témoignages des familles qui pleurent la disparition d’un fils ou d’un frère, des anonymes comme vous et moi qui on eu le malheur de tomber sur les mauvaises personnes et ne rentreront plus jamais chez eux.

Depuis l’élection de Calderon en 2006, la violence s’est déchainée entrainant le pays dans une ère de terreur. On y découvre un état voyou prêt à tout pour remplir les poches de certains en dépouillant la majorité de la population. C’est tout cela que nous découvrons dans le documentaire glaçant que nous livre Mastrogiovanni. Le lire c’est accepter de connaître la vérité. Plus nous serons nombreux à savoir plus il sera difficile de cacher la vérité.

Ma phrase préférée :

« L’absence est une violence de tous les instants. Une torture sans fin. Une goutte qui perfore une roche. Sans pitié. »

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