Guillermo Arriaga – « Mexico, quartier Sud » : Visite guidée dans la jungle urbaine

Coucou,

Aujourd’hui je vous parle du dernier livre Mexicain que j’avais apporté avec moi en vacances, « Mexico, quartier Sud » de Guillermo Arriaga.

Arriaga n’est pas un inconnu puisqu’il est le scénariste du film « 21 grammes » avec Sean Penn et Naomi Watts, et dont le titre est inspiré de la théorie selon laquelle un  être humain perdrait 21 grammes au moment de sa mort, ce qui correspondrait donc au poids de l’âme.  Réalisateur, producteur, scénariste, écrivain… l’homme a plusieurs cordes à son arc, son succès présageait donc un bon moment de lecture.

« Mexico, quartier Sud » est un recueil de 14 nouvelles aussi détonnantes que déroutantes. On y trouve de tout mais surtout de la cruauté dans la noirceur des rues inquiétantes d’un quartier de Mexico.

Si vous pensez vous balader dans les jolies rues de Mexico, tracez votre route, les seules visites guidées qu’Arriaga nous offre sont celles de la complexité humaine. On découvre ici et là, deux enfants qui violent leur cousine déficiente mentale en pensant qu’il s’agit d’un jeu, un médecin qui pratique des avortements bien trop risqués sans se soucier des conséquences, un homme qui hurle toutes les nuits après la mort de sa fille et un homme au bout du rouleau après avoir tué un cambrioleur.

Le livre est percutant, direct, les nouvelles sont courtes et vont droit à l’essentiel mais en disent assez pour que le lecteur puisse se plonger entièrement dans l’histoire et ressentir intensément le message passé par Arriaga. C’est certainement ce que l’on appelle le talent…

Attention, cependant, âmes sensibles et amoureux des happy end abstenez-vous, « Mexico, quartier Sud » est sombre et ne laisse pas vraiment de place à l’espoir.

J’avais choisis trois lectures mexicaines : « Ni vivants, ni morts », « défunts disparus » et « Mexico, quartier Sud » car ils ont été tous trois écrits pas des personnes connues reconnues, qui ont un certain succès et simplement aussi parce qu’ils étaient traduits en Français (on va pas se mentir, les auteurs mexicains ne sont pas traduits en masse malheureusement). La conclusion que j’ai pu en tirer, et on pouvait s’en douter, est qu’il règne dans ce pays une réelle violence qui touche toute la population. Je n’ai pas pu m’en rendre compte durant mon voyage, même si j’ai évité au maximum les zones les plus touristiques, il est difficile de se rendre compte du quotidien des Mexicains en 15 jours. J’ai donc vraiment aimé voir cette autre facette du pays dans mes lecture, il est bon de se rappeler qu’il y a les vacances et la « vraie » vie.

Ma phrase préférée :

« C’est un monde sans Dieu ». Ici bas, les choses, les hommes, les animaux s’agitent tout seuls. C’est ce chaos que nous appelons la vie… une perte de temps ».

Si le livre vous intéresse, c’est par ici :

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