Natasha Preston – « La cave » : On ne parle pas aux inconnus

Coucou,

Cette semaine j’ai lu « La cave » de Natasha Preston, mon premier roman classé dans la catégorie young adult.

Je dois l’avouer, depuis que j’ai basculé dans le monde adulte je me suis refusée à mettre un pied dans le monde de la littérature young adult. J’avais des aprioris, je dois bien l’avouer, sur la qualité d’un livre écrit spécialement pour plaire à un jeune public et j’avais certainement une trop haute opinion de moi-même en me disant qu’après avoir lu des livres très sombres et recherchés je serais forcément déçue. Plus jeune, je lisais « Alice » (détective privé) avec une ferveur qui ne m’a jamais quittée. J’ai attrapé le virus du policier depuis tellement de temps que je pensais tout connaitre de leurs rouages.

Comme vous pouvez l’imaginer, quand je suis tombée sur « La cave » je n’ai pas sauté de joie, j’attendais Natasha Preston au tournant, prête à pointer du doigt un style trop simple, une intrigue désuète et des personnages sans profondeur. Au bout de quelques pages j’ai commencé doucement à me prendre au jeu, je fermais le livre avec regrets, impatiente de connaitre la suite des aventures de Summer. Mais, commençons les choses dans l’ordre. « La cave » c’est l’histoire d’un drame. Summer, 16 ans, décide d’aller à pied à un concert, tombe sur la mauvaise personne et se retrouve enfermée dans une cave avec deux autres jeunes femmes. Commence alors pour elle un long calvaire entre le besoin de s’échapper et la nécessité d’accepter sa captivité. On pense inévitablement à Natascha Kampusch.

La construction du roman basée sur trois points de vues permet de donner une vue d’ensemble sur cet évènement tragique car, si l’angoisse de la victime est évidente, Preston nous permet de comprendre la détresse de ceux qui restent. Ce que l’on comprend bien ici, comme dans « Ni vivants, ni morts » de Federico Mastrogiovanni c’est que la famille est tout autant victime car, sans corps, il n’y pas de deuil possible.

Natasha Preston réussi le pari de tenir le lecteur en haleine jusqu’au dénouement final. Le livre est d’autant plus terrifiant que cela pourrait arriver à n’importe lequel d’entre nous, il suffit de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Peu importe votre âge, je vous conseille de plonger dans la cave avec summer, vous en sortirez changés. Si vous cherchez un thriller et que vous n’aimez pas ce qui est gore, allez-y les yeux fermés, vous ne le regretterez pas.

Ma phrase préférée :

« J’étais naïve au point de croire que les malheurs n’arrivaient qu’aux autres. »

Si vous voulez plonger dans l’obscurité de la cave, c’est par ici :

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