Fred Vargas – « Quand sort le recluse » : Rien à signaler

Coucou,

Cette semaine j’ai lu « Quand sort la recluse » de Fred Vargas.

Le commissaire Adamsberg doit quitter l’Islande pour rejoindre Paris car l’enquête sur le meurtre d’une femme écrasé par un 4×4 piétine. Une fois l’affaire bouclée, Adamsberg est attiré malgré lui par une étrange araignée appelée « la recluse » qui a fait trois victimes dans le sud de la France.

La recluse réveille en Adamsberg des souvenirs dont l’accès est bloqué par son inconscient. Il devra se battre au sein du commissariat pour prouver l’intérêt de lancer une enquête et provoquera une scission au sein de son équipe.

Pour les habitués de Vargas, pas de folie, on prend les mêmes et on recommence. Les lecteurs sont attachés aux personnages mais « Quand sort la recluse » donne l’impression d’une série qui a perdu son souffle.

L’écriture est agréable et Vargas est fidèle à son style mais l’intrigue est légère et les ficelles sont un peu grosses. Le récit souffre de quelques lourdeurs, les « bulles gazeuses » et la « brume » d’Admsberg sont un peu trop présentes et la crédibilité de l’intuition du commissaire sur les débuts de l’affaire de la recluse est très fragile. Le sort réservé à Danglard dans cet opus est dommage et ses choix sont peu compréhensibles.  Cependant, la lecture de ce policier reste agréable et on ne peut remettre en cause le travail de recherche de l’auteur.

« Quand sort la recluse » est donc un livre à prendre avec soit pour une après-midi plage mais on est loin de la qualité de « Pars vite et reviens tard » ou de ‘L’armée furieuse ». En conclusion, il n’y a pas grand chose  à dire malheureusement sur ce polar avec lequel on passe, certes, un bon moment, mais qui ne restera pas dans les mémoires.

Ma phrase préférée :

« Les doubles des clefs de voiture fait partie des objets qui nous crétinisent. Au point que leur perte nous affecte, comme un pilier de sécurité qui s’effondre. »

Pour vous affronter la recluse, c’est par ici :

Laisser un commentaire