Barry Gifford : « Sailor et Lula » – Les coeurs sauvages

Coucou,

J’avais très envie de lire « Sailor et Lula » de Barry Gifford depuis de nombreuses années, c’est aujourd’hui chose faite.

Sailor, 23 ans, et Lula, 20 ans, sont amoureux. Alors, quand Sailor doit purger une peine de deux ans de prison pour meutre au 2ème degré, Lula l’attend. Elle l’attendra jusqu’à sa sortie pour prendre la route et s’enfuir avec lui contre l’avis de sa mère qui, morte d’inquiètude, lancera un détective privé à  leurs trousses.

Si les noms de Sailor et Lula vous rappellent quelque chose  c’est certainement parceque le brillant réalisateur David Lynch a adapté le roman au cinéma en 1990 avec Nicolas Cage dans le rôle principal.

Il faut avouer qu’il ne se passe pas grand chose dans les 263 pages que contiennent le roman de Gifford car, « Sailor et Lula », c’est avant tout une question d’ambiance. Lula, brune incandescente, n’a rien à perdre, elle a déjà été bien trop malmenée par la  vie, alors elle se laisse consumer par l’amour qu’elle porte à Sailor. Les deux amoureux tracent la route, égrenant au fil des kilomètres des anecdotes sur leur passé. Ils se dévoilent l’un à l’autre avec toute l’honnêteté, l’innocence et l’urgence que seuls connaissent les amants maudits.

Leur voyage est une fuite en avant, la légèreté s’évanouit lorsque l’argent vient à manquer, l’amour est-il plus fort que tout? Les amoureux ont beau courir à perdre haleine, les problèmes du quotidien les rattrapent toujours. Chaque chapitres (ils sont très courts) est un petit morceau de vie que l’on dévorre avec fougue, un battement de leurs coeurs, rapide et intense. Mais les histoires d’amour finissent-elles toujours mal?

Pour découvrir ce qui attend nos Roméo et Juliette des temps modernes au bout du chemin, prenez place dans la décapotable, découvrez le sud des Etats-Unis sous une chaleur de plomb, regardez Sailor et Lula s’aimer sans concession, vibrez, laissez vous porter comme si demain n’existait pas.

Ma phrase préférée :

 » – Sans doute et peut-être sont mes deux petits frères. Je dois leur donner le bon exemple c’est tout.

– C’est pas  vraiment d’eux que j’ai peur, mais de leurs cousins, jamais et toujours. Ils me terrorisent. »

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