Sarah Schmidt – « Les soeurs de Fall River » : Autopsie d’un fait divers

Coucou,

Aujourd’hui je vous parle des « Soeurs de Fall River » de Sarah Schmidt.

Nous sommes le 4 août 1892 dans le Massachusetts, plus exactement à Fall River, un cri résonne dans la maison familiale, Lizzie Borden vient de découvrir les corps de son père et de sa belle-mère, tous deux sauvagement assassinés.

Chaque chapitre correspond à la version d’un des protagonistes : Lizzie, la cadette de la famille était à la maison au moment des faits, Emma, l’aînée, était partie pour plusieurs semaines, Bridget, la domestique vaquait à ses occupations, John, l’oncle arrivé en ville pour affaire était de sortie et Benjamin, un homme étrange avec lequel John a passé un marché mystérieux traine dans les parages.

Qui pouvait en vouloir à Andrew à ce point?

C’est que Sarah Schmidt cherche à découvrir en détricotant de manière consciencieuse ce terrible fait divers. Il est question de meurtre, mais l’auteur a choisi de ne pas verser dans le sordide, ce qui l’intéresse ici, c’est la psychologie des personnages, elle n’autopsie pas les corps mais les relations familiales des Borden. Il y a de quoi faire car chacun porte envers les autres de lourds ressentiments faisant d’eux des suspects potentiels. Pourtant, très vite, les soupçons du lecteur sont dirigés vers une personne et le coupable semble assez évident.

Je n’ai lu que de bonnes critiques sur ce livre que j’ai pourtant trouvé long et répétitif. Schmidt joue sur l’ambiance lourde pour créer une atmosphère étouffante mais ne fait qu’effleurer  l’angoisse, la tension qu’elle essaie de créer fini par se transformer en ennui.

Schmidt reprend point par point le cours de l’histoire, elle maîtrise les faits et on peut sentir que chaque détail a été étudié avec soin mais la sensation que l’on peut avoir en tournant la dernière page est celle, à la fois, d’en avoir trop eu et pas assez.

L’auteur a choisi de d’insister sur certains détails, le tic tac de l’horloge et  le goût des poires juteuse du jardin mais le ressenti des membres de la famille Borden est finalement peu travaillé pour un ouvrage dont la réflexion semble axée sur la psychologie de ses personnages. Le style très simple et épuré en est peut-être, pour partie, la cause.

En conclusion, « Les soeur Borden » ravira très certainement les lecteurs en quête de « soft polar » auxquels il offrira un bon divertissement.

Ma phrase préférée :

 » Puis, des années après, la petite Lizzie se mettrait à pleurer à son tour et je comprendrais alors que rien n’existerait jamais pour toujours. »

 

4 Comment

  1. Mon envie vient de s’éteindre! « soft polar » et bon divertissement? Je passe mon chemin!

    1. DesLivresEtNous says: Répondre

      Ahah c’est en effet ce que j’en retiens, je me suis un peu ennuyée !

  2. Je regarde des BT anglophones et leur avis était plutôt mitigé (proche du tien) même si le sujet est intéressant. le mystère demeure en tout cas !

    1. DesLivresEtNous says: Répondre

      Ah d’accord, en France j’ai vu énormément de bonnes critiques et je ne comprends pas… Merci pour l’info, je me sens moins seule ! C’est dommage car, en effet, le sujet est très interréssant !

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